Graffiti
Suite au livre de Brassai, Graffiti publié en 1960, le graffiti
est considéré comme un art
. C'est un art des rues
réalisé sur des propriétés ou des lieux publics. Cet art brut, interdit, illégal et éphémère peut prendre de multiples formes et être sévèrement verbalisé. Les inscriptions peuvent être peintes, tracées ou calligraphiées.
Motivations du graffiti
Pour certains, le graffiti est considéré comme un véritable art qui mérite sa place dans les galleries d'art
et les musées d'art contemporain
. Pour d'autres, le graffiti est un désastre qui doit être réprimé. Quelles sont les motivations des artistes?
- Le graffiti, comme moyen pour les artistes de laisser une trace de leur mémoire.
- Le graffiti, comme moyen de communication pour délivrer un message politique ou social: "V" de la victoire et de la liberté sous l'occupation nazie.
- Le graffiti, comme moyen de laisser un message secret et codé, c'est le cas notamment de ceux laissés par les voleurs sur les demeures pour indiquer à d'autres cambrioleurs que ce lieu est intéressant ou mal surveillé.
- Le graffiti, comme réaction à d'autres messages, souvent publicitaires ou politiques: "Non à la malbouffe!".
- Le graffiti, comme simple moyen d'expression de sentiments: "Sarah, je t'aime".
- Le graffiti, pour rendre hommage.
New York, Paris et Berlin
New York
Les "tags
" sont d'abord apparus dans le métro de New York
où ils ont été particulièrement spectaculaires. Ils ont évolué au fil des années en se sophistiquant de plus en plus jusqu'à devenir de véritables œuvres d'art
. Cette progression s'explique par le désir d'affirmation et de reconnaissance des auteurs. Des styles standardisés apparaissent rapidement comme le lettrage "wild style
" ou le lettrage "bulles." De nouvelles pratiques voient également le jour telles que le "throw up
" et le "top-to-bottom whole car." Des groupes de graffeurs ("Soul Artists", "The Crazy Artists") se forment et réalisent des actions spectaculaires comme peindre plusieurs rames d'un train
. Au milieu des années 1970, le graffiti se fige laissant la place à d'autres formes d'expression notamment le "break dance
", le "rap
", le "sound systems
" et la culture hip-hop
. Quand le graffiti est réprimé dans le métro new yorkais à la fin des années 1970, les graffeurs se reportent dans les banlieues défavorisées puis dans d'autres villes des EU et d'Europe.
| Formes de production du graffiti new yorkais |
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Le "Tag "
Il représente 90% des graffitis aux EU. Le tag est une simple signature de l'artiste avec un geste cependant travaillé. Le tag ressemble plus à un logo qu'à une écriture et est souvent très difficilement déchiffrable par les non habitués. Il est réalisé à l'aérosol , à l'autocollant et au marqueur . |
Le "Graff " ou "burning" ou "Fresque" ou "Piece" ou "Masterpiece"
Ce sont des graffitis sophistiqués et exécutés en plusieurs couleurs. |
Le "Flop ou "Throw up"
Forme intermédiaire entre la fresque et le dessin , le "flop" ou le "throw up" est un grand dessin de lettres volumineuses ayant un contour réalisé rapidement sans effort particulier. |
Paris
Le mouvement apparaît dans les années 1968 à Paris où les graffitis font preuve d'humour absurde et de formules décalées: "J'aime pas écrire sur les murs", "Désobéir d'abord, alors écris sur les murs". Ces slogans sont écrits sur des affiches sérigraphiées
, à la bombe de peinture
, à la peinture au rouleau
ou au pinceau
. Dans les années 1970, Pignon Ernest
ouvre la voie vers un nouveau style de graffiti interpellant les passants, sans slogan. Le graffiti à vocation esthétique nait alors de cet affichage sauvage et militant. Blek le Rat
continue sur cette lancée mais avec des peintures réalisées au pochoir. D'autres artistes s'intéressent à l'art urbain comme Gerard Zlotykamien
et Jérôme Mesnager
. A cette époque, la figuration libre
est très populaire. Puis, au début des années 1980, le graffiti new-yorkais, plus proche de l'art contemporain
, débarque à Paris d'abord sur les quais de Seine
, les palissades du Louvre
et du centre Georges Pompidou
puis dans les banlieues.
| L'évolution de l'art des rues français |
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Graffitis de mai 1968
A cette époque, les graffitis font preuve d'humour absurde et de messages décalés. |
Affiches sérigraphiées 
A la fin des années 1970, Pignon-Ernest crée des affiches sérigraphiées, sans slogan, mais interpellant le passant comme celle des "Expulsés" où il représente des personnes expulsées de leur maison. Ces sérigraphies remettent en cause la place de l'homme dans la société. |
Les pochoiristes
Dans le même état d'esprit que Pignon-Ernest, les pochoiristes militent à travers des peintures au pochoir . Ci dessus, ouvre de Blek le Rat . |
Figuration libre 
La figuration libre désigne l'ensemble des créations joyeuses nées du "Pop Art ", du vidéo clip... Les grands artistes de ce mouvement sont Robert Combas , les frères Ripoulin ,Daniel Baugeste .. |
Graffitis new yorkais
Au début des années 1980, le graffiti new yorkais débarque à Paris avec des artistes tels que Ash (voir œuvre ci-dessus), Blitz, Bando, Darco... |
Berlin
| Après la construction du mur de Berlin en 1961, alors que les Allemands de l'Est ne peuvent s'en approcher, les Allemands de l'Ouest viennent y écrire des slogans. Cet endroit attire alors de nombreux artistes du monde entier. Lorsque le mur est détruit, il est immaculé de graffitis.
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Equipements pour graffiti
Il existe de nombreuses techniques pour réaliser des graffitis comme la peinture aérosol
, la peinture à l'aérographe
, la gravure
, le marqueur
et le stylo
, la craie
, la peinture au pinceau
, la peinture au rouleau
, l'acide
, (pour métal ou pour vitre) ... Aujourd'hui les marqueurs et la peinture aérosol sont devenus les outils les plus employés.
A cette liste se rajoutent les affiches
, les moulages
collés sur les murs (en plâtre ou en résine), les autocollants
et la mosaïque
. Et pour tous ceux qui en veulent plus le site GraffitiCreator.net vous permet de créer votre propre graffiti.
Graffiteurs légendaires
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